Integromate est l’orthographe la plus recherchée pour désigner Integromat, l’outil d’automatisation no-code racheté par Celonis et rebaptisé Make depuis 2022. Il permet de connecter plusieurs applications entre elles pour automatiser des tâches répétitives, sans écrire une seule ligne de code.
Qu’est-ce qu’integromat, devenu make ?
Integromat a été lancé en 2012 par une équipe tchèque sous le nom d’Integromat, avant de devenir une référence dans l’automatisation de flux de travail. L’outil se distinguait déjà par son interface visuelle en forme de scénario, où chaque application connectée apparaît sous forme de bulle reliée aux autres par des flèches.
En 2020, la société est rachetée par Celonis, un éditeur allemand spécialisé dans l’analyse de processus métiers (process mining). Deux ans plus tard, en 2022, Integromat change officiellement de nom pour devenir Make, avec une interface repensée mais une logique de fonctionnement identique.
Si vous tapez « integromate » dans un moteur de recherche en 2026, vous atterrirez donc systématiquement sur le site de Make : le nom Integromat n’existe plus commercialement, mais reste utilisé par habitude par une partie des utilisateurs francophones.
Pourquoi le nom integromat a-t-il disparu au profit de make ?
Le changement de nom répondait à plusieurs objectifs stratégiques :
- Simplifier l’identité de marque : « Make » est plus court, plus facile à mémoriser et à prononcer dans toutes les langues.
- S’aligner avec l’écosystème Celonis, qui souhaitait une marque cohérente avec sa gamme de produits d’automatisation des processus.
- Se repositionner face à la concurrence, notamment Zapier, en misant sur une image plus moderne et plus visuelle.
Concrètement, tous les comptes, scénarios et connecteurs créés sous Integromat ont été automatiquement migrés vers Make, sans perte de données pour les utilisateurs existants.
Comment fonctionne make (ex-integromat) ?
Make repose sur un principe simple : créer des « scénarios » qui relient plusieurs applications entre elles via des déclencheurs et des actions, un peu comme un système de low-code visuel.
Les scénarios et les modules
Un scénario Make se construit à partir de plusieurs briques appelées « modules » :
- Un déclencheur (trigger) : un nouvel e-mail, une ligne ajoutée dans un tableur, un formulaire rempli, etc.
- Une ou plusieurs actions : envoyer un message, créer une ligne dans un CRM, générer un fichier PDF, publier un post.
- Des filtres et routeurs qui permettent de conditionner l’exécution selon des règles précises.
Chaque module s’affiche visuellement sous forme de bulle connectée aux autres, ce qui rend la logique du scénario facile à comprendre même sans compétences techniques.
Les connecteurs et intégrations disponibles
Make propose plus de 2 000 applications connectables nativement : Gmail, Google Sheets, Slack, Notion, WooCommerce, HubSpot, Airtable ou encore les réseaux sociaux. Il est par exemple possible de relier automatiquement les réponses d’un formulaire comme ceux de JotForm à un tableur ou à un CRM, ou encore de programmer la publication de contenus sur les réseaux sociaux en s’appuyant sur un outil comme Metricool. Lorsqu’une application n’est pas disponible nativement, un module HTTP générique permet de se connecter à n’importe quelle API.
Quels sont les tarifs de make en 2026 ?
Make fonctionne sur un système d’abonnement basé sur le nombre d’« opérations » consommées chaque mois, c’est-à-dire le nombre d’actions exécutées par vos scénarios.
| Offre | Prix indicatif | Pour qui ? |
|---|---|---|
| Free | 0 €/mois | Tester l’outil avec un volume d’opérations limité |
| Core | À partir d’environ 9 €/mois | Indépendants et particuliers |
| Pro | À partir d’environ 16 €/mois | Freelances et petites structures avec scénarios avancés |
| Teams | À partir d’environ 29 €/mois | Équipes avec plusieurs collaborateurs |
| Enterprise | Sur devis | Grandes entreprises avec besoins de sécurité renforcés |
Le prix évolue surtout en fonction du volume d’opérations mensuelles et de la fréquence d’exécution des scénarios (toutes les 15 minutes, toutes les minutes, ou en temps réel).
Make vs zapier vs n8n : quel outil choisir ?
Trois outils dominent le marché de l’automatisation no-code en 2026, chacun avec ses forces :
| Critère | Make | Zapier | n8n |
|---|---|---|---|
| Interface | Visuelle, scénarios en flux | Linéaire, étape par étape | Visuelle, orientée technique |
| Tarif d’entrée | Compétitif | Plus élevé | Gratuit en auto-hébergé |
| Complexité des flux | Élevée (routeurs, filtres) | Modérée | Très élevée |
| Nombre d’applications | Plus de 2 000 | Plus de 7 000 | Quelques centaines + API |
| Public cible | PME, freelances, agences | Débutants, grand public | Développeurs, entreprises tech |
Make se positionne comme un compromis entre la simplicité de Zapier et la puissance technique de n8n, ce qui en fait un choix pertinent pour la majorité des usages professionnels courants.
Comment créer votre premier scénario sur make ?
Voici les étapes essentielles pour démarrer :
- Créez un compte gratuit sur la plateforme Make.
- Cliquez sur « Créer un scénario » et choisissez l’application qui déclenchera l’automatisation.
- Ajoutez un module d’action, c’est-à-dire ce que Make devra faire une fois le déclencheur activé.
- Connectez vos comptes (via identifiants ou clés API) aux applications concernées.
- Testez le scénario avec l’option d’exécution manuelle avant de l’activer.
- Programmez la fréquence d’exécution puis activez le scénario en temps réel.
Il est recommandé de commencer par un scénario simple à deux modules avant d’ajouter des filtres, des routeurs ou des étapes conditionnelles plus complexes.
Quels sont les cas d’usage concrets de make ?
Make s’utilise dans de nombreux contextes professionnels et personnels :
- Marketing : synchroniser automatiquement les leads d’un formulaire vers un CRM.
- E-commerce : automatiser la gestion des commandes, un peu à la manière de ce que propose Dropix pour le dropshipping.
- Relation client : envoyer des relances automatiques après un abandon de panier, un levier utile pour optimiser la conversion d’un site.
- Reporting : générer automatiquement des tableaux de bord à partir de plusieurs sources de données.
- Gestion administrative : créer des factures ou des devis à partir d’informations saisies dans un formulaire.
Make est-il adapté aux débutants comme aux entreprises ?
Make s’adresse à un public large. Les débutants apprécieront l’interface visuelle et les modèles de scénarios prêts à l’emploi, tandis que les entreprises profiteront des fonctionnalités avancées : gestion d’équipe, journaux d’exécution détaillés, et connexions API personnalisées.
L’automatisation peut aussi devenir un véritable levier économique : certains indépendants en font un outil central pour générer un complément de revenu en ligne fiable, en vendant des scénarios clés en main ou en automatisant leurs propres activités freelance.
Quelles précautions prendre avec vos données lors de l’automatisation ?
Connecter plusieurs applications entre elles implique souvent de faire transiter des données personnelles (noms, e-mails, coordonnées clients) d’un service à un autre. Il est essentiel de vérifier que chaque outil connecté respecte la réglementation en vigueur et de limiter les données transférées au strict nécessaire, conformément aux recommandations de la CNIL en matière de protection des données personnelles.
Pensez également à révoquer les accès API des comptes que vous n’utilisez plus, et à limiter les permissions accordées à Make sur chaque application connectée.
Questions fréquentes
- Integromate et Integromat, est-ce la même chose ? Oui, « integromate » est simplement une déformation orthographique fréquente du nom original « Integromat », l’outil aujourd’hui renommé Make.
- Peut-on encore utiliser Integromat en 2026 ? Non, la marque Integromat n’existe plus depuis 2022 : tous les comptes ont été migrés vers Make, qui reprend les mêmes fonctionnalités sous une nouvelle identité.
- Make est-il gratuit ? Make propose une offre gratuite avec un volume d’opérations limité par mois, suffisante pour tester l’outil avant de passer à un abonnement payant.
- Faut-il savoir coder pour utiliser Make ? Non, Make est un outil no-code conçu pour être utilisé sans compétences en programmation, même si des connaissances techniques permettent d’exploiter des scénarios plus avancés.